CINÉMA CHRONIQUE - CRITIQUE

Film à l'affiche

Drame à l'affiche

Walkmovie.info vous dévoile la chronique du film : Le Grand Bain (2018)

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Le Grand Bain

Sortie 24 octobre 2018

Comédie dramatique de Gilles Lelouche avec Mathieu Almaric, Guillaume Canet, Benoît Poelvoorde, Jean-Hugues Anglade, Virginie Efira, Leïla Bekhti, Marina Foïs, Philippe Katherine, Félix Moati, Alban Ivanov, Noée Abita, Balasingham Tamilchelvan, Pierre Pirol, Jonathan Zaccaï, Mélanie Doutey, Erika Sainte, Claire Nadeau, Virgile Bramly. 1h58 – Sortie le 24 octobre 2018.

Bertrand la quarantaine est en dépression social, même s’il est entouré de sa femme Claire et de ses deux ados. Il est complètement à la ramasse et passe son temps sur le canapé à jouer à des jeux vidéo. Le seul moment où il se sent plus léger, c’est à la piscine municipale quand il accompagne sa fille. Jusqu’au jour, une petite annonce l’intrigue : Cherche nageur adulte pour incorporer une équipe de natation synchronisée masculine. C’est Delphine, ancienne gloire des bassins qui s’occupe de l’entraînement. Bertrand va vite s’apercevoir que ses coéquipiers Laurent, Marcus, Simon, Thierry sont des bras cassés. Ces entraînements dans le grand bassin vont-ils redonner un sens à leur vie ?

 

« Le Grand Bain » est dans la même veine que le fameux « Full Monty » où des chômeurs anglais montaient un groupe de Chippendales. Gilles Lelouche a réuni une excellente équipe de comédiens affutés au drame social, teinté d’humour. Benoît Poelvoorde en patron bordélique apporte sa dose de folie. Jean-Hugues Anglade en artiste guitariste qui coure après les cachetons de bal musette version 80’ dans l’espoir d’être un artiste reconnu, mais intègre. Guillaume Canet en winner qui a tout réussi, sauf la fibre familiale. Mathieu Almaric endosse le costume de la déprime à souhait. La surprise vient du chanteur Philippe Katherine qui apporte sa sensibilité de souffre-douleur. Virginie Efira cantonnée souvent dans des rôles de femmes égarées, divorcées  ne déroge pas à la règle, mais avec justesse. Le rôle Balasingham Tamilchelvan incarnant un Sri lankais ne parlant pas un mot de français est la seule faute de goût du film. Ce n’est pas parce qu’on vient de loin que l’on n’arrive pas à s’intégrer, même si son français est approximatif. Le réalisateur Gilles Lelouche est sans doute favorable à la légalisation du cannabis. Les pétards n’arrêtent pas de circuler dans le film. Á moins que ça soit pour marteler la génération 80/90 ! On prend plaisir à suivre les aventures dedans et en dehors du grand bassin. Les dialogues font mouche.

« Le Grand Bain » frôle la perfection comme la natation synchronisée, il est très compétitif pour glaner des podiums aux Césars et ailleurs. Plongez-y sans hésiter !

Phil Marso – 29 novembre 2018 - www.walkmovie.info

 
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